Dans cette étude :
  • Logements
  • Qualité de l'air intérieur
  • Qualité de l'air extérieur
  • Rapport d'étude (campagne)

Une étude nationale pour mieux comprendre nos environnements de vie

Entre 2003 et 2005, l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI) a conduit une étude inédite à partir de la campagne nationale « Logements ». Au total, la qualité de l’air a été mesurée dans 567 habitations réparties en France hexagonale. Toutefois, seules 301 d’entre elles disposaient de données exploitables sur les particules et ont été retenues pour l’analyse. L’objectif était de mieux comprendre les liens entre pollution extérieure et air intérieur afin d’identifier les leviers permettant de limiter l’exposition domestique à certains polluants.

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Chaque logement a été associé à une ou plusieurs stations de surveillance de la qualité de l’air (banque de données de qualité de l'air)

Mieux cerner les leviers d’action pour la qualité de l’air intérieur

L’étude s’est concentrée sur des polluants bien connus de l’air ambiant : les particules fines (PM10, PM2,5) et les composés organiques volatils du groupe BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes).

En analysant leur présence à l’intérieur des logements en lien avec leur environnement extérieur — urbanisation, circulation routière, pollution de fond —, l’étude permet de mieux cibler les facteurs influents. Les résultats contribuent à nourrir les futures recommandations sanitaires et réglementaires sur la qualité de l’air intérieur.

Une méthodologie croisée terrain–modélisation

Pour évaluer la contribution de la pollution extérieure, chaque logement a été associé à une ou plusieurs stations de surveillance de la qualité de l’air (banque de données de qualité de l'air), choisies selon leur proximité et le type d’environnement (urbain, périurbain, rural). D’autres données ont permis de caractériser l’environnement extérieur : occupation des sols, densité de population, trafic routier, inventaire national des émissions, etc.

Côté intérieur, les mesures ont pris en compte des paramètres comme le taux de renouvellement d’air, la présence de fumeurs ou d’un garage attenant, tous susceptibles d’influencer fortement les niveaux mesurés.

Quelques chiffres clés

301

Logements considérés

Seuls les 301 logements pour lesquels des concentrations intérieures de particules sont disponibles ont été considérés pour cet étude.

98/36

Stations de mesures PM10/PM2,5

98 stations mesurant les PM10 et 36 stations mesurant les PM2,5 ont été retenues pour les analyses statistiques.

1,3-1,8

Ratio intérieur/extérieur médian des PM2,5/PM10

La valeur médiane du rapport I/E est d’environ 1,8 pour les PM10 (toutes saisons confondues). Elle est légèrement plus faible (1,3) pour les PM2,5, en excluant les logements avec au moins un fumeur.

1,5-2,4

Ratio intérieur/extérieur médian des BTEX

La valeur médiane du rapport I/E est d’environ 1,5 pour le benzène, 1,6-1,8 pour l’éthylbenzène et le xylène, et 2,4 pour le toluène (toute saison confondue), en excluant les logements avec garage attenant.

Des sources intérieures dominantes…mais une influence extérieure réelle

Dans la majorité des cas, les concentrations de polluants étaient plus élevées à l’intérieur des logements qu’à l’extérieur, notamment en présence de fumeurs ou de garages attenants. Le ratio intérieur/extérieur (I/E) pouvait atteindre des valeurs très élevées, jusqu’à 45. Hors logements avec sources internes marquées, ce ratio médian restait compris entre 1,3 et 2,4 selon les polluants, indiquant une contribution mesurable, bien que modérée, de la pollution extérieure.

Pour le benzène, une influence plus nette du trafic routier proche a été observée. Les concentrations de particules fines (PM) ont montré une corrélation globalement plus faible, traduisant des interactions complexes entre intérieur et extérieur.

En résumé, bien que les sources internes prédominent souvent, l’environnement extérieur joue un rôle non négligeable sur la qualité de l’air intérieur.

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Crédit @oscarbrouchot.fr

Des sources intérieures dominantes…mais une influence extérieure réelle

Dans la majorité des cas, les concentrations de polluants étaient plus élevées à l’intérieur des logements qu’à l’extérieur, notamment en présence de fumeurs ou de garages attenants. Le ratio intérieur/extérieur (I/E) pouvait atteindre des valeurs très élevées, jusqu’à 45. Hors logements avec sources internes marquées, ce ratio médian restait compris entre 1,3 et 2,4 selon les polluants, indiquant une contribution mesurable, bien que modérée, de la pollution extérieure.

Pour le benzène, une influence plus nette du trafic routier proche a été observée. Les concentrations de particules fines (PM) ont montré une corrélation globalement plus faible, traduisant des interactions complexes entre intérieur et extérieur.

En résumé, bien que les sources internes prédominent souvent, l’environnement extérieur joue un rôle non négligeable sur la qualité de l’air intérieur.

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