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Pour garder un air de bonne qualité, deux possibilités d’actions s’offrent à vous :
• 1 - Ventiler
Il est très important de ventiler en permanence afin d’obtenir une bonne circulation de l’air et une extraction de l’air vicié.
Il est recommandé de surventiler lors d'activités polluantes (cuisson, douche, bain, bricolage...).
En cuisine, il est nécessaire d'extraire correctement les polluants des activités de cuisson. Si vous êtes équipés d'une hotte, pensez à l'utiliser et à l'entretenir.
Si vous disposez d'une ventilation à deux vitesses, pensez à la régler sur le débit le plus élevé, lorsque vous cuisinez.
Si vous n'avez aucun système de ventilation, vous pouvez entrebâiller ou ouvrir vos fenêtres (cependant en ayant conscience des pertes de chaleur que cela occasionne).
• 2 - Contrôler les sources de pollution
Dans la mesure du possible, il est nécessaire de limiter les émissions de polluants, c'est-à-dire de contrôler les sources de pollution à travers le choix des matériaux, mais aussi par votre comportement (limitation de la fumée de cigarette), ou l'utilisation limitée de produits ménagers, de cosmétique ou de bricolage.
L'information sur la composition et l'émission des substances chimique, physique et microbiologique n'est pas encore disponible sur les produits.
Les désodorisants, parfum d'intérieur, peintures, colles, produits d'entretien, d'ameublement et de construction que vous utilisez ou trouvez dans les environnements intérieurs peuvent être des sources de pollution chimique (composés organiques volatils, formaldéhyde ...), physique (particules, fibres...), ou microbiologique (bactéries, moisissures...). La mise en place d'un système d'information fiable et comparatif sur leur composition et leurs émissions reste à faire. L'objectif étant de pouvoir sélectionner les produits d'entretien, d'ameublement et de décoration sur la base de critères sanitaires.
La présence de polluants n'implique pas forcément de menace. Leur effet sur la santé dépend du type de polluant(s), de sa (leur) concentration, de la durée d'exposition (temps passé en présence du polluant), et de la sensibilité de chacun.
Certaines personnes sensibilisées réagiront à certains polluants, alors que d'autres ne produiront aucune réaction. Chaque personne possède un terrain sensible selon ses gènes et son exposition aux polluants, qu'ils proviennent de l'intérieur comme de l'extérieur de l'habitation.
Il existe une spécificité de l'air intérieur : en effet, certains polluants y sont retrouvés en plus forte concentration qu'à l'extérieur.
La campagne pilote de l'Observatoire a confirmé l'existence d'une pollution intérieure : composés organiques volatils, aldéhyde et formaldéhyde, allergènes d'animaux, acariens, moisissures, monoxyde de carbone, fumée de tabac, endotoxines et les fibres minérales artificielles sont retrouvés dans les intérieurs des locaux étudiés.
Ces polluants se trouvent souvent dans de plus fortes concentrations à l'intérieur qu'à l'extérieur (parfois plus de 15 fois plus concentré à l'intérieur).
Une bonne ventilation, qu'elle soit naturelle ou mécanique, est indispensable à l'obtention d'un air ambiant de bonne qualité.
La ventilation dans une maison a plusieurs fonctions :
- Assurer un apport d'air neuf. S’il n’y pas de ventilation, la maison est confinée. La ventilation permet d’aérer la maison grâce à l’apport d’air neuf en permanence. En effet, l’air doit être constamment renouvelé (environ toutes les trois heures).
- Contribuer à l'hygiène de vie des occupants en évacuant les odeurs, les agents biologiques qu'ils génèrent et les polluants chimiques et particulaires émis par leurs activités (cuisine, tabac, bricolage, nettoyage), par les matériaux et systèmes de combustion qu’ils utilisent.
- Eviter les désordres dus à une humidité intérieure excessive. Les taux d’humidité doivent être généralement compris entre 30% et 70%. En dessous, l'air trop sec peut dessécher les muqueuses. Au-dessus, des condensations et des moisissures peuvent apparaître et causer allergies, rhumatismes, etc.
On distingue historiquement trois principes de ventilation d'un logement :
• Ventilation par pièces séparées
L'air entre et sort par la même pièce soit par un seul orifice de grande dimension (la fenêtre), soit par deux orifices en façade (en partie basse et en partie haute) soit par un orifice en façade (grille de ventilation basse) et un conduit d'extraction à tirage naturel. Ce principe de ventilation a été mis en œuvre jusqu'à la fin des années 60.
• Ventilation générale par balayage
Selon le principe, dit d'aération générale et permanente, l'air doit pouvoir circuler des pièces principales (séjour, chambres) vers les pièces de service (cuisine, salle d'eau, WC). La ventilation s'effectue donc par balayage du logement, l'air transitant des pièces les moins polluées vers les plus polluées. Ce principe est admis pour tous les logements depuis la réglementation de 1969.
• Ventilation par balayage partiel
Le principe d'aération permanente limitée à certaines pièces est un balayage partiel admis exclusivement depuis 1982 dans les maisons individuelles situées en zones climatiques H2 et H3 (zones tempérées du sud et de l'ouest de la France). La sortie d'air est limitée à la cuisine, les autres pièces de service pouvant être ventilées par ouverture des fenêtres. Comme dans le principe précédent, chaque pièce principale comprend des orifices d'entrées d'air.
Le renouvellement de l’air intérieur peut être assuré par les défauts d'étanchéité, des grilles de ventilation et l'ouverture des fenêtres dans les maisons anciennes (avant 1969) ou par l'installation d'une ventilation naturelle ou d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC) dans les habitations plus récentes.
Il existe quatre systèmes de ventilation :
• Aération par ouverture des fenêtres
Le logement ne comprend aucun système de ventilation, il n'est aéré que par des ouvrants (fenêtres, portes, etc.) et par les défauts d'étanchéité de l'enveloppe. Ce mode d'aération fut le plus utilisé jusque dans les années 60. A partir de 1969, il a été interdit par la réglementation dans les logements neufs. Un tel mode d'aération ne peut être qu'intermittent et ne permet pas de contrôler le débit d'air renouvelé, donc la qualité de l'air. Il génère en hiver des gênes dues aux courants d'air froid ; cet inconfort pouvant être renforcé par les nuisances dues au bruit extérieur. Ce procédé étant fortement consommateur d'énergie, les utilisateurs ont tendance à maintenir les fenêtres fermées ce qui peut nuire à la qualité de l'air.
• Ventilation par conduits à tirage naturel
La ventilation naturelle, comme son nom l'indique, ne nécessite aucun dispositif mécanique pour fonctionner. La circulation de l'air est induite par le tirage thermique, dû aux différences de températures entre l'intérieur et l'extérieur, et les pressions du vent sur l'enveloppe du bâtiment et notamment au débouché de conduit en toiture.
Chaque pièce de service du logement possède une sortie d'air raccordée à un conduit d'évacuation fonctionnant par tirage naturel. Chaque pièce principale est équipée d'un orifice d'entrée d'air neuf de type autoréglable (ajustement de la section de passage de l'air en fonction du vent) dans les logements récents. Les sorties d'air sont fixes ou réglables manuellement.
En habitat collectif, les conduits d'évacuation à tirage naturel peuvent être soit individuels, c'est à dire ne desservir qu'une pièce de service, soit collectifs c'est à dire desservir plusieurs pièces. Un conduit collectif doit comporter un conduit collecteur et des raccordements individuels de hauteur d'étage, chacun de ces derniers ne desservant qu'une pièce (conduit shunt). Le renouvellement de l'air d'un logement ventilé naturellement varie en fonction des conditions climatiques.
• Ventilation mécanique simple flux par extraction
La ventilation mécanique par extraction d'air, communément appelé VMC, utilise des entrées d'air neuf dans les pièces principales, des bouches de sortie d'air vicié dans les pièces de service, des conduits et un groupe d'extraction pour évacuer l'air à l'extérieur du logement.