Dans cette étude :
  • Bâtiments performants en énergie
  • Confort acoustique
  • Confort thermique
  • Qualité de l'air intérieur
  • Consommations énergétiques
  • Rapport d'étude (campagne)

Qualité de l’air intérieur et confort : étude sur 7 maisons performantes

Depuis 2008, le CSTB a mené une étude sur sept maisons individuelles à haute performance énergétique pour évaluer la qualité de l’air intérieur (QAI), le confort des occupants et les consommations énergétiques réelles. Ce projet a été lancé à une époque où peu d’informations scientifiques étaient disponibles sur les impacts sanitaires et les potentiels effets indésirables des bâtiments basse consommation.

Un outil méthodologique a été spécialement conçu pour cette évaluation et testé sur des bâtiments neufs labellisés BBC-Effinergie, Passivhaus ou répondant aux critères HQE. L’étude visait à répondre à une question centrale : ces bâtiments performants sont-ils aussi sains et confortables qu’économes ?

Une méthodologie rigoureuse en trois phases

Des mesures en occupation et en inoccupation

Chaque maison a été suivie lors de trois phases clés :

  • Avant emménagement (inoccupation)
  • En période estivale (été)
  • En période hivernale (hiver)

Des prélèvements et mesures ont été réalisés dans deux pièces : le séjour ouvert sur la cuisine et la chambre principale. Cela a permis de suivre la concentration en polluants chimiques (COV, aldéhydes), en particules fines (PM2,5), en CO2, ainsi que la température, humidité, bruit et consommation énergétique.

Des résultats différenciés selon l’occupation

Les résultats montrent que l’air intérieur est plus pollué en phase inoccupée, notamment à cause d’un renouvellement d’air insuffisant. Lors de l’occupation, la concentration en CO2 reste inférieure aux seuils réglementaires, mais les concentrations en COV et aldéhydes dépassent largement les moyennes nationales, en raison des matériaux récents et des systèmes de ventilation parfois complexes à gérer.

Quelques chiffres clés

7

Maisons suivies

L’étude a instrumenté 7 maisons individuelles récentes dans le cadre du projet BPE-QAI, pour suivre en continu leur confort thermique, hygrométrique et la qualité de l’air intérieur.

28°C

Températures maximales en été

En période estivale, les températures intérieures maximales enregistrées dans certaines pièces des maisons instrumentées pouvaient dépasser 28°C.

30–60%

Humidité relative intérieure

L’humidité relative variait de l’ordre de 30 % en hiver à 50–60 % en été selon les pièces, traduisant une bonne stabilité hygrométrique des bâtiments étudiés.

811 ppm

Confinement de l’air intérieur

La concentration médiane de CO2 en situation d’occupation reste inférieure aux seuils recommandés par le règlement sanitaire départemental type.

Confort perçu et efficacité énergétique

Un confort globalement satisfaisant, mais des limites

Les occupants se déclarent satisfaits du confort thermique et acoustique, bien que certaines gênes soient notées :

  • Air trop sec
  • Surchauffe estivale sans protections solaires extérieures
  • Bruit des systèmes de VMC
  • Chauffage bois peu adapté

Une réduction notable des consommations

Les maisons étudiées présentent des consommations d’énergie finales réduites de moitié à un quart par rapport à la moyenne nationale. Un bâtiment respecte les critères du label Passivhaus, mais un autre ne satisfait pas au référentiel BBC-Effinergie.

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Une maison d'architecte performante en énergie

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