Les animaux domestiques, en particulier les chats, les chiens, les rongeurs ou encore certains oiseaux, sont des sources fréquentes d’allergènes dans l’air intérieur. Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas uniquement les poils qui posent un problème, mais surtout des protéines allergènes présentes dans leur salive, leur urine, leurs squames (fragments microscopiques de peau) et même leurs glandes sébacées. 

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Un chat et un chien couchés sur le sol
Les protéines allergènes contenues dans la salive des animaux sont extrêmement volatiles

Une dispersion rapide dans l’environnement intérieur 

Ces allergènes sont extrêmement volatils : ils s’accrochent facilement aux textiles (rideaux, vêtements, moquettes, canapés), se diffusent dans toute la maison et peuvent rester en suspension dans l’air pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. 

Il est donc tout à fait possible de développer des symptômes allergiques même sans contact direct avec l’animal, notamment dans des lieux où il n’est pas physiquement présent, mais où il a séjourné.

Des réactions allergiques variées

L’exposition à ces allergènes peut provoquer diverses manifestations : rhinite allergique (éternuements, nez qui coule ou bouché), conjonctivite, urticaire, voire des crises d’asthme, surtout chez les personnes sensibilisées. Chez les enfants, une sensibilisation précoce à ces allergènes est associée à un risque accru de développer de l’asthme.

La sensibilisation peut survenir même après une exposition modérée, et il est fréquent que les symptômes persistent dans le temps en raison de la forte persistance de ces allergènes dans les environnements clos.

Et les autres allergènes dans l’air intérieur ?

Outre les allergènes d’origine animale, d’autres particules peuvent provoquer des réactions allergiques, notamment les pollens, les moisissures et les acariens.

Les pollens

Les pollens, essentiels à la reproduction des plantes, sont transportés par les insectes ou, plus souvent pour les allergies, par le vent. Certains pollens, lorsqu’ils sont inhalés, peuvent déclencher une réaction allergique appelée pollinose. Chaque plante a un potentiel allergisant propre, de faible à fort, et les symptômes varient selon la sensibilité de chacun.

Même à l’intérieur, les pollens peuvent pénétrer par les fenêtres ouvertes, se fixer sur les vêtements, les cheveux ou les animaux, et s’accumuler sur les textiles. Un calendrier pollinique permet d’identifier les périodes à risque selon les espèces.

Pour limiter leur impact :

  • aérez tôt le matin ou tard le soir pendant la saison pollinique,
  • nettoyez les surfaces,
  • changez de vêtements ou lavez-vous après une exposition prolongée à l’extérieur lors des pics polliniques,
  • passez l’aspirateur avec filtre HEPA,
  • entretenez régulièrement les filtres de ventilation.

Suivez l’intensité des pollens près de chez vous

Consultez l’indice pollen d’Atmo France, un outil gratuit et quotidien qui évalue la concentration de six taxons allergisants (aulne, bouleau, olivier, armoise, graminées, ambroisie) à l’échelle communale. Ce nouvel indice, lancé le 2 avril 2025, remplace le réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) et sa carte des pollens. Il utilise l’intelligence artificielle pour anticiper les pics polliniques et aider les personnes allergiques à adapter leur comportement.