Dans cette étude :
  • Logements
  • Qualité de l'air intérieur
  • Rapport d'étude (autre)

La pollution de l’air intérieur : un fléau invisible au coût sanitaire et économique majeur

Saviez-vous que l’air de votre logement ou de votre bureau peut être plus pollué que l’air extérieur ?
La pollution de l’air intérieur, bien qu’invisible, est omniprésente dans notre quotidien. Elle impacte directement notre santé et pèse sur l’économie nationale.

Selon une étude exploratoire menée par l’Anses et l’OQAI, le coût socio-économique de la pollution intérieure est estimé à près de 19 milliards d’euros par an. Un chiffre encore sous-estimé et largement méconnu.

Une étude pour comprendre et quantifier les impacts

Cette étude a pour objectif de :

  • Mieux identifier les risques sanitaires liés à l’air intérieur,
  • Déterminer les principales sources de pollution dans les logements,
  • Aider les décideurs publics à prioriser les actions de prévention.

Il s’agit d’un travail méthodologique destiné à fournir une première évaluation chiffrée du coût sanitaire et économique des polluants de l’air intérieur.

Une analyse croisée entre données sanitaires, économiques et environnementales

L’analyse repose sur :

  • Des données d’exposition collectées lors de la campagne nationale OQAI (2003–2005),
  • Une évaluation des coûts directs (soins médicaux) et indirects (pertes de productivité, arrêts maladie),
  • Une modélisation des décès prématurée et des pathologies chroniques induites par cinq polluants majeurs : benzène, trichloréthylène, radon, monoxyde de carbone, particules fines (PM2,5).

Quelques chiffres clés

19 884

Décès annuels dus à la pollution de l’air intérieur

La mortalité totale engendrée par les polluants de l’air intérieur est de 19 884 personnes par an

19 Md€

Coût socio-économique annuel total

Le coût socio-économique de la pollution de l’air intérieur (impact négatif des polluants de l’air intérieur sur le bien-être collectif, est de 19,526 milliards €

16 236

Décès liés aux particules fines (PM2,5)

16 236 décès sont associés à une exposition aux particules dont 10 006 d’origine cardiovasculaire, 2 074 par cancer du poumon et 4 156 des suites d’une BPCO.

73 %

Part des particules dans le coût socio-économique

Les particules représentent de loin la contribution dominante au coût externe et aux décès attribués.

Un enjeu de santé publique : 20 000 décès prématurés chaque année

Nous passons en moyenne plus de 80 % de notre temps dans des lieux clos. Or, l’air intérieur peut être 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur.

L’exposition chronique à certains polluants de l'air intérieur est associée à environ 20 000 décès prématurés par an (données de 2004, extrapolées à l’échelle nationale).

Les groupes les plus exposés sont : les enfants, les personnes âgées et les individus atteints de maladies chroniques.

Des sources multiples et quotidiennes

La pollution de l’air intérieur provient de nombreuses sources courantes :

  • Chauffage au bois,
  • Produits ménagers courants,
  • Tabac,
  • Peintures, colles, matériaux,
  • Aération insuffisante.

Ces sources émettent divers composés nocifs : formaldéhyde, benzène, particules fines, monoxyde de carbone, etc.

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Photographie d'une bougie allumée dans le salon d'un couple avec son enfant

Un coût socio-économique évalué à 19 milliards d’euros par an

L’estimation du coût annuel repose sur deux composantes :

  • Les coûts externes : décès prématurés, années de vie en mauvaise santé, pertes de productivité,
  • Les impacts sur les finances publiques : dépenses de soins, retraites, prévention, recherche. La valeur de référence utilisée pour une vie humaine statistique est de 3 millions d’euros. Le coût global estimé s’élève ainsi à 19 milliards d’euros par an, soit près de 1 % du PIB français.

Des solutions accessibles à tous pour améliorer la qualité de l’air intérieur

Chacun peut agir au quotidien pour réduire son exposition :

  • Aérer 10 minutes matin et soir,
  • Utiliser des produits d’entretien écolabellisés,
  • Éviter les bougies et désodorisants,
  • Entretenir les systèmes de ventilation.

Mais cela ne suffit pas. L’étude souligne la nécessité de politiques publiques volontaristes : réglementation des produits, aides à la rénovation, campagnes d’information.

L’amélioration de la qualité de l’air intérieur passe par une action coordonnée entre citoyens, professionnels du bâtiment et pouvoirs publics.

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